Et si l’écorce protégeait aussi les troupeaux ?

Litière: des troupeaux dans l’Indre ont testé un nouveau matériau. L’écorce de bois s’y illustre avec un premier constat. Les résultats ne sont pas différents d’une litière de paille.

L'écorce se présente comme une alternative potentielle à la paille nécessaire aux litières. Elle présente des résultats techniques prometteurs.

Par rapport à une litière 100% paille, la litière 100% écorce de bois sous des jeunes bovins en engraissement «n’a pas eu d’effet sur la croissance, la propreté ou la santé des animaux», conclut un essai à la ferme expérimentale des Bordes (36). Philippe Maugrion, technicien d’expérimentation sur la structure de Jeu-les-Bois, ne note «aucune différence significative sur la propreté, les lésions, les boiteries ou les problèmes respiratoires» entre les différents lots, malgré une température constamment inférieure de la litière ‘écorce’ (d’en moyenne 4,2°C) par rapport au témoin sur la période de suivi (11 mai au 23 août).

Paillage moins fréquent

La paillage à l’écorce a nécessité environ deux fois plus de produit que dans le cas de la paille. Au curage, la quantité de fumier total était supérieure à celle issue des autres cases. Antoine Buteau (ingénieur régional fourrage Arvalis) précise que les cases en modalité ‘écorce’ ont ainsi nécessité un temps de travail légèrement supérieur pour cette opération de vidange. En revanche, les interventions de paillage étaient moins fréquentes avec le produit à l’étude. 28 apports d’écorce contre 47 de paille.

Le produit, déchet de scieries, semble donc avoir des arguments. Il mérite en cela son titre de candidat potentiel aux alternatives à la paille, lorsque que celle-ci se fait trop rare sur le marché.

Pailleuse et litière 100% écorce de bois

L’écorce, Frédéric Jouhannet, éleveur dans l’Indre, l’a également testée l’hiver dernier. Il a suivi un protocole établi avec la Chambre d’agriculture de l’Indre. Ses 35 génisses ont hiverné 90 jours. Et elles ont foulé une litière 100% écorce. L’éleveur a consacré trois quarts d’heure à la mise en place de la sous-couche (10 cm). Puis il a effectué un à deux paillages hebdomadaires, selon le besoin. Bilan de sa consommation 80m3 qu’il a réussi à disposer avec son matériel habituel. Outre l’économie du temps d’astreinte, l’éleveur s’est dispensé du curage intermédiaire qu’il pratique d’ordinaire avec une litière à base de paille. Les résultats des essais sont à retrouver en intégralité ici.

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