2.000 € d’économies de litière

Les haies bocagères peuvent être à la source d’économies de chauffage mais aussi de litière dont le coût de revient est moins élevé avec les plaquettes qu'avec la traditionnelle paille.

Grâce à l’utilisation de plaquettes broyées par la cuma la Louve pour servir de litière à la place de la paille, Philippe, éleveur Deux-Sévrien estime réaliser une économie annuelle de 2000 €/an.

Valoriser à 100% ses haies bocagères. C’est le leitmotiv de la cuma la Louve de Chanteloup après l’acquisition d’un broyeur Bugnot BV E11. L’entretien des haies passe par une coupe régulière des branchages. Ceux-ci, pour les plus gros diamètres, sont conditionnés en bûches de bois de chauffage. La démarche des adhérents vise à valoriser les branchages après exploitation de la haie ou élagage par lamier ou sécateur. Dans cette zone bocagère, la paille achetée devient une denrée rare et chère.

La paille de plus en plus rare et chère…

Des agriculteurs, dont l’exploitation du lycée agricole des Sicaudières, testent différents types de litière. Premier bilan, «il faut refaire la litière tous les 3 jours dans le cas de la paille alors qu’avec les branches broyées sur une épaisseur de 8 à 10 cm, on interviendra pour un curage après plus de 3 semaines», affirment Hervé Bernier (président) et Philippe Delion (trésorier).

« Il faut refaire la litière tous les 3 jours dans le cas de la paille alors que dans le cas des branches broyées sur une épaisseur de 8 à 10 cm, il faudra intervenir pour un curage après plus de 3 semaines », observent les éleveurs.

 

Ils ajoutent en chœur: «Les vaches et les veaux préfèrent les copeaux fins à la paille ou aux copeaux grossiers.» Le produit final est un véritable amendement riche en potasse et en chaux (variable selon les essences de bois: peuplier, vergne, saule…).

Depuis sa mise en route, le broyeur a réalisé 600 unités (compteur sur tapis d’alimentation), soit environ 120-150 heures de travail. Le coût facturé est de 5 €/unité. Sur son exploitation, Philippe D. estime une économie de plus de 2.000 €/an. Ceci après avoir intégré les charges du broyeur et du tracteur, en comparaison de l’achat de 70 tonnes de paille.

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