Désherbage mécanique : pas que pour le bio

Partager sur

Désherbage mécanique : pas que pour le bio

Pour une intervention de désherbage mécanique réussie, il est essentiel de travailler sur sol ressuyé et de bénéficier dans l’idéal de 2 à 3 jours de temps beau et sec pour éviter la reprise des adventices arrachées.

Les solutions phytosanitaires évoluent chaque année avec des perte de matières actives, des rémanences moindres. Le désherbage mécanique apporte une solution pour améliorer la propreté des cultures de printemps.

De nombreuses cuma disposent de matériels de désherbage mécanique, mais ces derniers restent parfois sous-utilisés par méconnaissance de leurs avantages. Ainsi un passage de houe rotative ou de herse étrille après le semis permet d’arracher au sol les jeunes pousses alors très peu visibles. L’application d’un anti-germinatif pourra ainsi être repoussée de quelques jours et son efficacité prolongée dans le cycle. Pour un travail à l’aveugle en prélevée, la vitesse de travail élevée de ces outils (jusqu’à 12 km/h) permet de bon débit de chantier rendant un coût hectare tout à fait contenu.

Désherbage mécanique : polyvalence du binage

Le binage quant à lui apporte une rupture de capillarité au sol permettant d’éviter une trop forte évaporation de l’eau. Ce qui illustre l’adage « un binage vaut deux arrosages ». De plus, il permet aussi d’arracher les adventices plus développées présentes dans l’inter rang par effet de sarclage tels que les daturas, xanthiums, chardons…. Le binage apporte aussi un réel coup de fouet aux cultures par une accélération de la minéralisation. Il faut cependant veiller à ne pas biner trop profond (5 cm maxi) au risque de favoriser la relevée des mauvaises herbes.

La vitesse de travail plus modérée de la bineuse (3 à 8 km/h en fonction du stade des cultures et de la présence ou non des équipements de guidage) entraîne un débit de chantier bien plus faible que la herse étrille.

De nombreux atouts à ne pas négliger

Même s’il demande du temps, le désherbage mécanique reste un outil incontournable de la « boite à outil des cultures ».

Si vous souhaitez vous lancer, vous pouvez retrouver sur la chaîne YouTube de la fédération des cuma 640 ou son site internet des vidéos et documentations techniques. N’hésitez pas non plus à contacter votre fédération des cuma pour du conseil et plus de contenus ainsi que pour l’organisation d’un essai chez vous.

Pour plus d’information, retrouvez aussi ces articles sur www.entraid.com :