Premier chantier de lisier avec ravitaillement pour l’automoteur

La cuma de Saint Julien les Bords de Veyle, dans l’Ain, a effectué son premier chantier d’épandage de lisier avec l’automoteur Vervaet. Au programme, ravitaillement à la parcelle avec trois tonnes à lisier.

Une contenance de 16.000 litres, une puissance de 510ch avec une rampe à patins de 15m et un enfouisseur à disques de 6m. Une autre façon de voir la valorisation du lisier.

C’est sur une parcelle destinée à recevoir du maïs que se déroule l’opération. L’automoteur Vervaet, avec une cuve de 16.000l, dispose d’un enfouisseur à disques de 6m à l’arrière. Le chantier se situe à seulement 2km de l’exploitation. Pour le ravitaillement, trois tonnes d’un volume de 12.000l, 18.000l et 20.000l font la navette.

Le choix des ravitailleurs

Pour ce premier chantier, plusieurs impressions se dégagent. « Il faut que les tonnes aient au moins la même contenance que la cuve du Vervaet», indique Ludovic Bagne, président de la cuma. «Ce n’est pas le temps de remplissage de l’automoteur qui est long. Ce sont les manœuvres pour se mettre en place.» Avec une tonne de 12.000l parmi les trois présentes, il faut compléter le remplissage en effectuant une seconde manœuvre, ce qui fait perdre du temps.

Avec une pompe d’un débit de 9.000l/min installé sur l’automoteu,r l’opération de remplissage prend moins de deux minutes. Le plus long est la manœuvre pour bien se positionner.

1.000m³ pour la première journée

Avec l’enfouisseur à disques de 6m, le débit de chantier instantané tourne autour de 3,5ha/h. Quand on prend en compte le ravitaillement, il tourne autour de 1,5ha/h. Pour des chantiers plus éloignés, les adhérents pensent qu’il faut au moins une tonne supplémentaire pour assurer la soudure. «Avoir un semi-remorque avec une citerne de 32.000l est aussi en réflexion. En revanche, un caisson pour le ravitaillement nous ferait perdre plus de temps. Cela oblige à faire des allers-retours avec l’automoteur. Il vaut mieux attendre quelques minutes en bord de champ que le ravitaillement arrive.» Malgré une crevaison sur une tonne, le volume épandu dans la journée est de 1.000m³.

Un premier chantier avec 1.000m3 épandus dans la journée.

Se faire la main

L’opération se déroule un peu comme un chantier d’ensilage, il faut du monde. Les parcelles travaillées étaient petites avec des chemins autours, ce qui facilitait le ravitaillement. Pour l’objectif maïs 100% lisier, l’utilisation de la rampe de 15m sera réservée à des parcelles géométriquement plus adaptées. Sur ce premier chantier avec ravitaillement, certains problèmes sont apparus. Un souci avec le DPA qui ne permettait pas de respecter la dose. Le problème est réglé. Il a aussi fallu se faire la main pour le ravitaillement. Rendez-vous en juin pour l’épandage du lisier avec la rampe sur du maïs au stade 6-8 feuilles.

Prestation et qualité dans le sillage de l’automoteur

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