Plus de lait par vache ou plus de vaches?

L’Idele a détaillé l’essai conduit sur la ferme expérimentale des Trinottières (Maine-et-Loire) qui compare l’intérêt d’augmenter le nombre de vaches laitières à celui d’augmenter la productivité par animal.

L’étude conduite à la ferme expérimentale des Trinottières (Maine et Loire) montre qu’il serait plus avantageux de chercher à augmenter l’effectif du troupeau plutôt que la production laitière par animal.

Comment faire pour augmenter la production laitière de son exploitation lorsque les bâtiments sont saturés? Vaut-il  mieux booster la production du troupeau en gardant le même effectif, ou décider de construire des places de logement supplémentaires pour augmenter la taille du troupeau?

Stratégie productivité ou effectif?

Pour répondre à cette interrogation que se pose les éleveurs depuis l’abandon des quotas, un essai de trois ans a été mené sur la ferme expérimentale des Trinottières (voir les résultats complets de l’essai publiés sur le site de l’Idele), à partir de simulations économiques effectuées sur un cas-type de 80 vaches laitières (111 UGB; 733 500 l vendus; 130 ha de SAU; 2,6 UMO; 50600€ de revenu disponible/UMO hors MSA). Deux hypothèses ont été évaluées par rapport à cette situation initiale, dans l’objectif de produire 90000 litres de lait en plus:
– une stratégie  «productivité» basée sur une ration alimentaire plus performante (400kg de MS/an et 1100kg de concentrés en plus).
– une stratégie «effectif» visant à ajouter 10 vaches supplémentaires (et leur suite) au troupeau existant. Pour accueillir ces animaux, un investissement de 84000€ est réalisé.

Mieux vaut augmenter l’effectif

En comparant l’ensemble des paramètres de ces deux trajectoires, (charges opérationnelles dont alimentation, charges de structure, incidence sur les produits des cultures de vente… ), le bilan économique est clair: le revenu disponible/UMO (hors MSA) est supérieur pour la stratégie «effectif»: +3700 euros par rapport à la situation initiale ! A contrario, la voie «productivité» conduit à un recul de 6000€/UMO. Cet avantage économique en faveur de l’augmentation de l’effectif se vérifie, quelles que soient les variations des prix de vente du lait ou des céréales, ou des prix d’achat des intrants.

  Mais plus de boulot

Soulignons toutefois un gros bémol en défaveur de la stratégie «effectif»: le surcroît de travail évalué entre 200 et 800h supplémentaires par an. Si cette somme de travail est effectuée par un salarié, cela entraîne une charge supplémentaire de 3000 à 11900€.


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